Blog du Parti Socialite :

PS 38 isère Section de La Tour du Pin

Après l’ombre, la lumière?

Sarko c’est fini…

Mais attention nous le savons bien si François Hollande a gagné, ce n’est pas parce que la France est devenue socialiste, mais parce qu’une majorité de citoyens a rejeté ce que représentait le personnage Sarkosy : narcissique, superficiel, présentiste, menteur, toujours prêt à reprocher aux autres ses propres insuffisances, épaté par le fric plus que par le savoir, instinctivement sensible aux hiérarchies médiatico-sociales et s’aidant des sondages pour mieux concevoir et appliquer une politique économique libérale injuste favorisant les plus aisés, ses soutiens, ses amis (financiers, hauts fonctionnaires, rentiers, dictateurs) et se sentant au dessus des lois (Kadafi, Bettencout etc…) Membre de cette oligarchie néo-libérale qui utilise tous les mécanismes constitutionnels afin que tout changement démocratique des règles du jeu économique devienne impossible ou illégal (règle d’or, déficit 3% du PIB, MES, etc…). Les programmes de restructuration (austérité) sont une des manières d’atteindre leurs buts, les accords du libre échange en sont une autre. Pour cela il leur est nécessaire de maîtriser la communication par l’intermédiaire des grands médias et la formation des soi disant « élites » : politiques, gestionnaires (état), médiatiques (journalistes-experts) dans le moule d’une pensée unique qui les avantage.

Il est de plus en plus visible que les projets du néolibéralisme sont de discréditer la démocratie au profit d’une technocratie qui leur est acquise (Italie) et de faire en sorte que les élections deviennent une course au candidat (vedette de showbizz) le plus populaire. Les marchés veulent de la sécurité, surtout LA sécurité que les élections n’amènent aucun changement au statu quo des affaires.

L’ère de la Justice et de la Dignité?

Il nous arrive à tous de penser que les autres ont trop :

trop d’argent, de pouvoir, de bonheur, de chance et nous pas assez et il est délicieux de récriminer auprès de ses amis parce qu’on travaille trop, qu’on entend trop de bêtises à la télé, qu’on a perdu deux points de permis, que c’est toujours les mêmes qui se crèvent à bosser et que l’État nous prend tout : discours relayé souvent par les boulangers, restaurateurs, bar tabacs, professions libérales, commerçants, dont le FN flatte les penchants victimaires et toutes catégories sociales qui pratiquent le plus l’oubli de paiement de l’impôt et de la taxe. Mais nous devons reconnaître (même l’INSEE le fait) que l’augmentation du pouvoir d’achat depuis 2008 a principalement profité aux plus aisés.

Ainsi en France pendant cinq ans la droite a menti pour faire oublier les huit millions de pauvres, les jeunes condamnés à des stages à répétition, la précarité de l’emploi, les chômeurs non indemnisés, les locataires expulsés, les cités ravagées par le chômage, les incivilités, les vols et agressions, les banlieusards dont le train est en rade pour la vingtième fois de l’année, les néo-ruraux qui ont vu le prix de l’essence (de l’énergie) exploser, les futurs retraités qui voient leur retraite leur échapper, la santé qui devient hors de prix, les agriculteurs qui se suicident, les SDF qui meurent. Le PS se doit  de répondre aux attentes de  tous ceux à qui le système vole, a volé, tout ou une partie de leur vie au profit de quelques milliers de nantis chanceux et super protégés qui se goinfrent de profits mal acquis sur le dos des soi disant « assistés ».

Après le premier tour des Présidentielles, beaucoup d’électeurs FN des catégories populaires, enrageaient d’être décrits comme des malheureux, déboussolés par le changement, égarés par l’angoisse et abêtis par la pauvreté alors qu’ils voulaient surtout se révolter contre cette techno-structure toute puissante qui répond de plus en plus mal à leurs besoins, à leurs attentes en terme de sécurité et de de justice sociale. Si nous voulons reconquérir un électorat populaire, en particulier dans nos zones rurales, combattre la défiance affichée à l’encontre du personnel politique de tous bord, ne faisons pas de l’indignation rhétorique (face au FN) qui consiste en une disqualification morale d’une parie de nos concitoyens. Même à gauche, il y a plusieurs façons de se sentir français, donc de concilier l’universel et le particulier. La gauche rouge «olfactive» à la une des médias (Hénin Beaumont), cette coalition arc-en-ciel de femmes, d’intellos branchés, de jeunes et des minorités ethniques ou sexuelles, n’est à mon sens aucunement représentative de la majorité du peuple de gauche, de ses attentes, de ses combats.

La perte de confiance dans les institutions, dans le progrès social et dans l’avenir par la France périphérique ne pourra être jugulée par quelques formules creuses, moralisatrices et incantatoires. Il ne s’agit pas de fustiger le racisme et de communiquer sur de bons sentiments pour inverser la tendance. Il nous faut agir économiquement sur les territoires et donner sa chance à l’innovation sociale. Maintenant.

Après l’ombre, la lumière? c’est maintenant?

Pour mener à bien le changement promu au cours des présidentielles pour ces législatives, deux questions doivent être traitées afin que le processus prometteur de la campagne présidentielle ne s’enlise pas : politique d’austérité ou politique de priorité à l’emploi et justice sociale (partage des richesses) ? Il ne faudrait pas que comme en Grèce, en Grande Bretagne, en Espagne, après les mensonges et les magouilles de la droite une gauche trop gestionnaire comme elle le fut bien souvent en France au niveau local, en vienne à minimiser les besoins de résultats en terme de justice sociale, réforme des impôts, retraites, sécurité, transparence et démocratie. Nous nous devons de proposer rapidement la mise en place de rélles alternatives à la politique de la droite afin de limiter le montant des dépenses engagées (passé de 20 à 50% des revenus) pour les ménages les plus modestes, de revenir à la retaite à 60 ans pour les ouvriers et employés. Le budget 2013 sera décisif pour en juger et l’assemblée pour le voter. Nous ne pouvons que regretter l’absence de Martine Aubry de cette équipe car si l’on garde un souvenir de son passage au gouvernement Jospin, c’est parce qu’elle fut la seule à avoir le courage de réformer contre le sens du vent. Il faut rappeler que réforme ne signifie pas régression sociale. Les 35 heures et les emplois jeunes, c’est elle. Martine Aubry n’est pas aimée, ça c’est sûr, car elle croit encore à la politique et son absence au gouvernement devrait donc rassurer la droite, les marchés. En revanche, elle peut inquiéter la gauche sur l’orientation social-libéral de ce gouvernement de même que les arrivées à divers titre de Jean-Piere Jouyet (finance), David Kessler, Pierre Lescure (hadopi,média) et quelques autres du même profil.

Le combat européen

Alors que l’idée d’Europe est souvent décriée, il paraît fondamental de faire plus d’Europe, plus intensément, plus rapidement, plus fortement, et de redonner un souffle puissant au rêve européen. Car l’aide accordée à la Grèce (et aux autres) a été en réalité une aide aux créanciers du pays, et  les plans de sauvetage successifs n’ont été conçus que pour protéger les créanciers d’un défaut éventuel de la Grèce, tout en plongeant le pays dans une récession de l’ordre de 20 % en le menant tout droit à la faillite, loin du rêve européen fondé sur un vivre-ensemble par-delà les frontières.

 

Aussi pour que ce rêve s’incarne à nouveau, il est urgent de mettre fin à deux dogmes. Le dogme de l’austérité tout d’abord, qui provoque des ravages, fondement du succès des partis populistes, et qui limite les perspectives européenne au remboursement de la dette, comme si des générations entières devaient être sacrifiées sur l’autel de la rigueur perpétuelle.

Le dogme de « l’Europe forteresse » ensuite, qui consiste à cacher le discours de l’inégalité des races derrière le masque culturel de « la lutte contre l’islamisation de l’Europe » et qui favorise le développement de discours anti-immigrés loin de l’identité européenne d’après-guerre et de son système de protection sociale.

Il est désormais primordial pour les institutions européennes  de renouer avec une aspirationà la démocratie, au progrès social, à la promotion de l’égalité entre les individus et à la protection de ceux sur qui se concentrent des violences sociales exacerbées par la crise. La France et son Président «normal» se doivent de mettre fin à la Merkosy néo-libérale de l’Europe et de rassembler rapidement la gauche européenne pour défendre devant le Conseil Européen et donc devant tous les chefs d’Etats et de gouvernements, un mémorandum «proposant un pacte de responsabilité, de croissance et de gouvernance» rapidement mis en application. Les mesures phares pouvant être l’introduction d’une taxe sur les transactions financières et l’émission d’euro-obligations pour mutualiser les dettes nationales accompagnée par une gestion plus rigoureuse, moins libéral et plus transparente des organismes européens.

Si nous voulons une assemblée forte, clairement à gauche, au gouvernement de donner dès maintenant des signes forts sur les retraites, le pouvoir d’achat, la justice sociale. Arrêtons de donner raison à ceux qui parle d’UMPS.

Pas de réformes à minima…

Liens.

Journaux et blog : Marianne, Mediapart, Le Monde, les Faux Moneyeurs, Alternatives Economique, les Echos, La Tribune, Le Nouvel Economiste, le Monde Diplomatique, Causeur, Agoravox, Libération , Atlantico, Democratie et socialisme et d’autres blogs au fil de mes lectures…

A. C.  (je ne sais RIEN mais je copie/collé/dirai TOUT)

 

Voter PS, voter Joëlle HUILLIER Xème circonscription :

 

Rencontrer et débattre avec Joëlle HUILLIER  Salle Romanet

La Tour du Pin,  Mercredi 6 juin  19H00

Voter PS, voter Didier Rambaud 7ème circonscription:

Rencontrer et débattre avec Didier Rambaud à Virieu/Bourbre

Salle des fêtes Mardi 5 Juin 20H30


 

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