Blog du Parti Socialite :

PS 38 isère Section de La Tour du Pin

Encore et encore…Intox toujours…

Tous ensemble, tous ensemble….TOUS….

Encore une fois les grands médias font preuve d’un unanimisme à toute épreuve. Une nouvelle déclinaison de la pensée unique qui, souvent, vire à la désinformation. Comme les supporteurs de foot, les médias hurlent tous ensemble, critiquent, dénoncent et encensent d’une même voix. Ils disent tous la même chose des mêmes événements au même moment. Est-il question de l’action du gouvernement que depuis des semaines, reviennent les mêmes mots, les mêmes expressions, le même champ lexical : «Couacs», «couacs», «couacs»….Un ministre qui contredit un autre ministre : c’est un couac. Vincent Peillon qui ose livrer son sentiment sur la dépénalisation du cannabis : encore un couac. Bercy qui recule, à tort ou à raison, sur telle mesure fiscale : couac. Les fausses notes de ce gouvernement sont-elles vraiment plus fréquentes que dans les précédents de droite? Sont-elles si importantes? Que de temps et d’énergie perdus dans le commentaire de faits qui n’ont rien de neuf, d’errements consubstantiels au fonctionnement – complexe – des institutions, à la personnalisation de plus en plus grande du pouvoir ! Dans quel pays tous les ministres sont-ils toujours d’accord entre eux ? Dans un régime autoritaire, despotique… Dans un état à la Copé-Le pen ?

Désinformation permanente…et propagande…

Mais quel impair a donc été commis ? Un ministre a-t-il fait payer par son ministère ses milliers d’euros de facture de cigares ? Un autre a-t-il défié le Président lui-même en lui reprochant de laisser un dictateur essuyer sur une France paillasson le sang de ses forfaits ? Un secrétaire d’État a-t-il publiquement traité son ministre de tutelle de “lâche” ? Le chef de l’État a-t-il “bafoué le principe de présomption d’innocence” en parlant de prévenus “coupables” (affaire Clearstream) avant même l’ouverture du procès ? Le même chef de l’État s’est-il rendu en Tunisie pour y déclarer sans rire que le pays avait fait de grands progrès en matière de respect des droits de l’homme ? A-t-il reçu en grande pompe un dictateur? À moins qu’il ne s’agisse du rejet par le Conseil constitutionnel de la loi sur la taxe carbone, un texte pourtant “aussi important que l’abolition de la peine de mort, la décolonisation ou la légalisation de l’avortement” dixit… le chef de l’État ? Celui-ci aurait-il qualifié de “fable” les soupçons de financement illégal de la campagne d’un ex-Premier ministre, ancien candidat à la présidentielle ? Le ministre de la santé aurait-il acheté des millions de vaccins inutils? Un ministre aurait-il vendu un hippodrome à un prix d’amis? Une ministre des finances aurait -elle fait cadeau de quelques millions d’euro à un nouveau supporter du chef de l’état? Que nenni! On pourrait ainsi multiplier les exemples…En politique étrangère : Libye, Syrie, Mali…, un seul son de cloche une seule ligne officielle : d’un côté, les «gentils», les rebelles au régime ; de l’autre, les «méchants». Le bon vieux manichéisme habituel. En Syrie les liens entre certains rebelles et Al-Qaida ? Leurs accointances avec les islamistes ? Aucune importance. L’une des premières sources d’information de la presse, notamment sur le nombre de victimes, n’est autre que l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) organisme lié à l’opposition, proche des Frères musulmans, soutenu financièrement par la chaîne qatarie Al-Jazira comme l’explique l’universitaire français Fabrice Balanche, Quel média le dit ? Même chose au Mali, où il est désormais question d’une intervention africaine soutenue par les Occidentaux, dont la France. Dans une véritable démocratie, les médias débattraient d’une pareille hypothèse, comme naguère à propos du Kosovo : est-ce une bonne idée ? Existe-t-il d’autres solutions ? Quels sont les risques ? Rien de tel ! Débat interdit ! François Hollande décide, à juste titre, de reconnaître la responsabilité de l’Etat français dans la répression policière sanglante des manifestations d’octobre 1961 à Paris. Après la reconnaissance historique des faits, le chef de l’Etat choisit d’acter leur reconnaissance politique. Dans son discours, pas la moindre excuse, pas le moindre signe de repentance, déclaration à minima. Or, pendant des jours, l’ensemble des grands médias ont organisé des débats sur le thème : «que faut-il penser de la repentance de François Hollande»? Là c’est carrément de la désinformation !

Même grégarisme encore à propos du «racisme anti blanc» dénoncé par Copé. Huit jours de polémique, d’enfumage, pour une expression qui, en soi, n’a rien de scandaleux, pour un phénomène qui, à l’évidence, existe dans certains quartiers et dont l’arrière-pensée politique de l’auteur – qui, elle, mérite d’être dénoncée – est tout à fait évidente. En revanche, pas un mot pour condamner l’expression de «racisme anti-entreprises» employée par Laurence Parisot. Pas un éditorialiste pour critiquer ce dérapage indéfendable de la patronne du Medef.

Tous les chroniqueurs économiques ou presque sont d’obédience libérale. Ils pensent tous ou presque la même chose des mêmes événements, le disent et le répètent en boucle. Pendant ce temps, des journalistes clairement de droite, conservateurs revendiqués, ont planté leur tente dans les studios de radio et sur les plateaux de télévision. Ils s’appellent Eric Brunet, Elisabeth Lévy, Ivan Rioufol, Cristhophe Barbier et bien d’autres ainsi que leurs passeurs de plats attitrés : Calvi, Namias, Pujadas etc… Il s’est même trouvé un responsable de l’UMP, pour réclamer des éditorialistes de droite dans tous les médias audiovisuels. En revanche, l’absence d’éditorialistes, centristes, écologistes, gaullistes, voire carrément gauchistes, ne choque personne ! Bizzard, non ?

Supprimons le passé ! Réfutons le fait historique !

Ne jamais reconnaître ses erreurs est la spécialité des éditorialistes politiques, chroniqueurs et «experts économiques». La preuve : Athènes vient d’annoncer une explosion de sa dette intérieure à 170,6 % du produit intérieur brut (PIB) et un déficit public himalayen de 9,4 % ! Avec de tels résultats, les fameux experts autoproclamés auraient dû au moins s’interroger sur l’efficacité de la cure d’austérité infligée à la Grèce. Et si le fameux plan de sauvetage imposé par le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne était l’erreur du siècle ? Et si la rigueur, accélérant la récession, précipitait le pays au fond du gouffre ? Mais la meilleure façon de clore un débat est encore de ne pas l’ouvrir. Si la Grèce va de mal en pis, disent-ils, ce n’est pas à cause du plan de sauvetage mais parce qu’elle ne l’applique pas à la lettre. Moyennant quoi, il faut soutenir le gouvernement grec qui prépare un nouveau programme d’économies de 11,5 milliards d’euros pour 2013 et 2014 avec, à la clé, une nouvelle baisse des salaires et des pensions de retraite. Lorsque la Grèce mourra guérie, on laissera à ces Diafoirus des marchés financiers le soin de prononcer l’oraison funèbre. Même phénomène sur le pacte européen de stabilité : les Français étaient à l’évidence partagés, mais la quasi-totalité des grands médias étaient pour, pas de débat! Ceux qui parlent encore de Sarkozy, fût-ce pour révéler ses turpitudes passées, sont des ignards, des balourds revanchards… Oublions-le, le Sarko! Faisons comme s’il n’avait pas gouverné ! Ne cherchons pas à dresser son vrai bilan. Qu’importe qu’il ait étouffé l’affaire Bettencourt et ses relents de fraude fiscale, de trafic d’influence et de financement illégal. Tout ça, c’est du passé! oublié! Même si les plus faibles n’en finissent pas de payer ses injustes décisions! Que pensent les près de cinq millions de chômeurs (toutes catégories confondues, jeunes et seniors), les trois millions de personnes mal logées en France, les plus de huit millions de pauvres, les quinze millions de personnes vivant “à 50 euros près”, les classes moyennes le million et demi de retraités en grande précarité, du fait que les ministres, et le premier d’entre eux, communiquent bien ou mal ? Est-ce leur principale soucis ? Les restrictions budgétaires et les hausses d’impôts sont forcément plus douloureuses pour les plus modestes, ceux qui souffrent le plus de la crise.

La Finance en avant…

L’association française des entreprises privées (AFEP), puissant mouvement de lobbying patronal, a lancé un appel alarmiste au Président de la République comme s’il y avait un péril imminent en la demeure France (Le Monde, Libération). Derrière l’argumentation technique et le discours faussement neutre, ces grands patrons – 98 – se croient autorisés à donner des leçons au pouvoir de gauche, aux socialistes, parce qu’ils seraient naturellement sinon incompétents du moins à conseiller, à guider. Des élèves en formation… Qu’il y ait quelques personnalités de gauche parmi ces conseilleurs, c’est une évidence. Mais, de droite ou de gauche, un certain patronat financier ne se laisse pas distraire de la ligne de ses intérêts. Pourtant, lors du précédent quinquennat, l’AFEP n’est intervenue sur rien. Aucune injonction, aucune suggestion. A croire que sur le plan économique et financier tout se déroulait le mieux du monde. Mais silence dans les rangs patronaux. Quand on espère profiter d’un pouvoir, on n’a pas le temps de le sermonner : on attend patiemment qu’il ne vous oublie pas. On le cultive, on pactise, on ne fait plus qu’un. On s’enrichit.

Les riches se réveillent. C’est normal puisque la gauche est là, maintenant. Elle a battu – par quelle méprise ? – la droite UMP qui n’avait pas besoin, elle, d’être stimulée : elle parlait la même langue que les grands patrons, que la finance internationale.Cette droite qui rime exclusivement avec argent, profit, diminution des charges, soutien au patronat, aux dictatures, au capital.

Les experts

Les mêmes experts qui n’ont pas vu venir la crise financière, qui soutenaient en 2007 l’idée de Sarko de créer des « subprimes » à la française, nous répètent à longueur d’édito «compétitivité», «compétitivité». «Tous ensemble, tous ensemble, Tous…» : il faut baisser le coût du travail, réduire les charges, comme on le dit d’un poids, d’un boulet ! Discours repris par des grands élus socialistes, comme si la compétitivité des entreprises françaises se résumait à la seule baisse des «charges». Comme si l’innovation n’était pas essentielle. Comme si la faiblesse chronique des circuits de financement de l’industrie comptait pour du beurre! Comme si la compétence et les choix stratégiques des industriels Français n’étaient pas en cause! Comme si le dialogue de sourds entre la recherche privée et la recherche publique n’était pas un frein. Louis Gallois, dans son rapport, évoque toutes ces questions. Mais de quoi parle-t-on dans les médias? De la baisse des charges, et de rien d’autre. Pourtant le prix du travail est plus haut en Scandinavie et le chômage y est plus bas, le prix du travail est plus bas en Espagne et le chômage y est dévastateur…Et pendant ce temps, plus personne n’aborde ce qui fut la grande affaire de la campagne présidentielle : la lutte contre le dumping social, le combat pour «l’échange juste», la reconnaissance du principe de réciprocité avec des pays comme la Chine…

Intox Propagande et Désinformation

Après avoir perdu les élections la technostructure néo-libérale contre attaque de toutes parts pour pérenniser 10 ans de dictature financière au service des 1% les plus riches. Leur objectif : enfoncer dans le crâne des gens qu’il n’y pas d’autre politique possible et que tout ce qui va mal est de la faute aux plus modestes, trop assistés et trop payés. Le but : obtenir du gouvernement qui n’aura bientôt plus de politique économique, sauf pour diminuer sans cesse les moyens de l’Etat en baissant les impôts des rentiers et des multinationales et créant  ainsi  d’importants déficits dans les budgets. Pour combler ce trou qu’ils auront eux mêmes créé, ils emprunteront non pas à taux zéro ou faible aux banques centrales mais à des banquiers privés et à des taux démentiels. Le déficit à cause de ces intérêts va faire des petits. Mais on dira que ces trous budgétaires sont de la faute du peuple. Comme l’Etat ne pourra plus faire face à ses obligations, il privatisera tout ce qui peut l’être ce qui permettra aux 1% de s’en mettre plein les poches. Mais nous, le plus grand nombre, les 99%,  pourrons de moins en moins compter sur les services publics, soit parce qu’on les supprime, soit qu’on les euthanasient par manque de moyens. De plus on va mettre en concurrence des travailleurs ayant acquis des droits avec d’autres qui n’en ont presqu’aucun. Pour nous le résultat est couru d’avance : de nombreuses entreprises vont disparaître et on ira faire fabriquer ailleurs les marchandises par des quasi esclaves! Cela paralysera les salariés de peur de perdre notre emploi. On pourra donc nous faire travailler toujours plus, en gagnant moins, mais grâce au chômage massif qu’on aura créé, nous nous tiendrons  tranquilles. Ce système ne pourrait pas  se mettre en place sans un conditionnement médiatique permanent, évitant les révoltes.

Soutenons François Hollande

De plus les médias publics journaux, TV, radios sont infiltrés. « d’experts » subventionnés grassement par le même état qu’ils critiquent abondamment. On comprend donc bien pourquoi c’est sur ce terrain là, celui du lavage de cerveau médiatique, que se situe la bataille décisive : en France,en Europe, en Amérique latine et même partout. Et quand on sait que la popularité des chefs d’État est le plus souvent indexée sur les résultats économiques!!!

Cette impression de désorganisation finit par être anxiogène et François Hollande et le projet socialiste semblent moins l’objet d’un rejet que d’un regret. Hormis chez les chefs d’entreprise, profession libérale- financière qui eux n’ont jamais été de gauche, c’est chez les ouvriers et les employés que nous perdons le plus de terrain. Tout notre discours est fondé sur l’idée d’une rigueur juste : des efforts à accomplir, mais principalement demandés aux plus aisés. Alors cessons de nommer des conseillers et hauts fonctionnaires convertis aux thèses des lobbies du néo-libéralisme! Il y va d’une question de lisibilité dans la stratégie suivi! Arrêtons les polémiques sociétales, reste d’ enfumage du précédent gouvernement. Passons aux priorités. Donnons un vrai cap socio- économique au gouvernement en portant de grandes réformes : impôts, retraites, assurance maladie, sécurité! Tournons-nous vers les investissements publics, la recherche et l’éducation. Attaquons-nous au poids des frais financiers, changeons la politique monétaire et douanière pour soutenir les exportations. L’idée socialiste est celle du mérite, de l’effort, de l’équité, de la solidarité, du partage et de la justice! Maintenant changeons, passons aux actes!

L’intérêt de tous les Français exige que nous agissions dans la durée, pour une société plus juste et plus redistributive. Que le gouvernement, les leaders PS, les militants l’expliquent, le disent, le fassent savoir : « Oui, il faut relayer la politique gouvernementale sur le terrain. Mais il faut aussi relayer les aspirations, les inquiétudes, les mécontentements des gens. Le plus grand risque, c’est que le parti s’atrophie à force de s’auto-censurer pour ne pas gêner le gouvernement. » Emmanuel MAUREL.  Expliquons, communicons et ne laissons plus la droite néo-libérale hurler sans contradicteurs dans des médias plus que complaisants!

Liens.

Journaux et blog :  Marianne, Mediapart, Le Monde, les Faux Moneyeurs, Alternatives Economique, les Echos, La Tribune, Le Nouvel Economiste, le Monde Diplomatique, Causeur, Agoravox, Libération, les inrocks et d’autres…

 

A. C. (je ne sais RIEN mais je copie/collé/dirai TOUT)

 

 

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