Blog du Parti Socialite :

PS 38 isère Section de La Tour du Pin

Toujours plus….Encore et encore…

The Economist

L’ hebdomadaire libéral britannique « The Economist » en date du 17 novembre lance un blâme solennel contre la France et le gouvernement de F. Hollande. La France serait une : « bombe à retardement au cœur de l’Europe »  prédiction pour dramatisation : superlatif, vocabulaire guerrier, outrancier, il stigmatise la politique de la France et de son gouvernement en jouant une fois de plus sur le levier de la peur…Les procédés utilisés par ce journal (comme dans de nombreux médias Français) visent à répandre la peur. Désormais  les marchés financiers dominent le monde en faisant régner la terreur. Ainsi, on agite sans cesse sous nos yeux le spectre de la Grèce, de sa déchéance, de sa misère et de ses malheurs… On stigmatise ces peuples, on les montre du doigt comme si les pauvres grecs, le peuple, les 99%, étaient coupable de la situation qui les accable…C’est toujours la même technique d’enfumage, de propagande : désigner à ceux qui souffrent un bouc émissaire supposé pire que soi, et ainsi faire cesser les souffrances, au moins médiatiquement pour mieux assurer leur domination.

Propagande !

The Economist est particulièrement partiel, partial, acerbe et virulent à l’encontre du nouveau président, François Hollande, et de son Premier ministre Jean-Marc Ayrault, et leur reproche de manquer de courage. Et de citer l’exemple de la Grèce, de l’Italie et de l’Espagne qui ont lancé d’importantes réformes structurelles et qui se seraient donc engagées dans la bonne voie. La peur et le rejet fonctionnent d’ailleurs à merveille : beaucoup se désolidarisent des grecs, les accusent de tous les maux alors que le petit peuple grec subit des souffrances inouies, que le nombre de suicides augmente…Quand on voit le taux de chômage, la récession économique qui les accable, le désespoir des grecs, des italiens, des portuguais et des espagnols, (et c’est guère mieux de l’autre côté de la manche : irlande, grande -Bretagne) on se demande si les journalistes de cet hebdomadaire qui se prétend très sérieux, ont bien le sens des réalités ! Ainsi le règne de la Peur a commencé : de tous les côtés, cette méthode est mise en application, les salariés sont soumis à la flexibilité, aux emplois précaires et sont obligés de renoncer à tous les avantages acquis. Le spectre du chômage s’impose à chacun.

Financiers prédateurs

Dans une Europe en crise, alors que les peuples sont acculés aux pires régressions, c’est bien par la peur que les marchés financiers imposent leurs décisions aux gouvernements. Ainsi la Grèce après 9 plans de destruction sociale a vu sa dette s’élever de 100 points du PIB… à 170 points du PIB !Une main d’œuvre quasi gratuite et corvéable à merci ! Le rêve néolibéral ! Nous pourrions citer, ces fainéants de grecs, portugais ou espagnols qui ont encore le culot de demander à être payer pour travailler, ces incultes qui ignorent tout du monde et des réalités économiques…The Economist chantre du néo-libéralisme, son article peut se résumer en s’inspirant de Shakespeare : récit raconté par un idiot, plein de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien …

Allemagne

Aujourd’hui souvent citée en exemple, par les défenseurs de la pensée unique, la politique économique et sociale de Gerhard Schröder a beaucoup plus profité à Angela Merkel qu’elle n’a fait les affaires du SPD. C’est aux sociaux-démocrates que la politique allemande, mais aussi les chefs d’entreprise et les milieux bancaires et financiers, ont laissé le soin de défaire partiellement ce que la République fédérale de l’après-guerre avait su si bien réaliser et consolider sous Willy Brandt, Helmut Schmidt et Helmut Kohl. Sous couvert de « réformes » et de « réformisme », l’économie sociale de marché a subi ses premières grandes remises en cause sous Schröder. Ainsi « l’Agenda 2010 » a notamment provoqué la baisse du pouvoir d’achat des salariés allemands (petits boulots) qui, en l’espace de dix ans, a diminué d’environ 4%. Sa mise en œuvre a également précipité une paupérisation accrue des retraités, dont nombreux vivent désormais au seuil du minimum vital.

Encore un effort, on y est presque…

En agissant de la sorte, la social-démocratie allemande s’est elle-même enfermée dans un dilemme stratégique et idéologique dont elle ne sait plus comment sortir. La droite française s’est engouffrée dans la brèche que Gerhard Schröder n’a cessé de creuser depuis sa défaite de 2005. Par ses récentes déclarations anti-élyséennes sur la compétitivité, celui-ci a non seulement souligné la profondeur du fossé qui sépare les sociaux-démocrates allemands des socialistes français. Il a aussi pris fait et cause pour l’opposition française qui comme les  grands média ne rêve que d’une chose : que François Hollande applique en France la politique de Schröder pour en tirer, dès la première élection venue, tout le bénéfice politique qu’elle pourra en récolter. Car, au-delà de toutes les illusions perdues, le copier-coller de la politique schröderienne aurait comme conséquence de renforcer à la fois l’UMP et, plus encore, le Front national. La droite et l’extrême droite françaises n’attendent que cela.

France socialiste

Certes la situation économique est difficile, certes il nous faut rassurer les marchés et faire taire les éditorialistes remplaçant les «aboyeurs» UMP à la solde de la finance, promoteurs médiatique de la rente, de la finance! Et pourtant l’Expansion, journal gauchiste comme chacun sait, se félicite que les investissements directs en France aient progressé de 22% en 2010 (année exceptionnelle), ce qui place la France au premier rang européen des investissements étrangers « loin devant l’Allemagne et l’Angleterre »…Et cette tendance s’est maintenue… N’ayons aucune crainte, si nous mettons en œuvre les 60 propositions du candidat Hollande, alors tout est possible. Commençons par là. Sans rien lâcher, sans dénaturer. Notre camp social, notre classe nous soutiendra si nous nous en tenons aux propos de François Hollande : « remettre la justice au cœur de tout. »

Le social au coeur
Gérard Filoche

Point d’errements, de faux-débats. Un grand nombre de citoyens veut et attend que s’appliquent nos propositions. C’est un contrat moral que la famille socialiste et ses dirigeants ont passé avec les Français, avec les salariés de ce pays qui ont massivement voté pour nous. Si nous venions à ne pas faire ce que nous avons dit, il ne s’agirait pas de déception : il s’agirait de trahison. Nous trahirions celles et ceux qui nous ont donné mandat, pour ré-équilibrer le rapport capital – travail, pour mettre en place l’impôt juste, pour défendre les retraités, pour augmenter les salaires. L’heure est à l’affirmation, sans aucune ambiguïté, de nos idées, de nos convictions car nous sommes profondément convaincus que les engagements du candidat Hollande sont les bons car nous sommes persuadés qu’ils ne marquent que le début du changement pour une « société plus juste, plus solidaire et plus responsable face à l’avenir ». Les états d’âmes de certains, qu’ils soient dans l’opposition ou au sein du gouvernement, cette propension à vouloir trop écouter ceux qui ne disposent d’aucune légitimité ou à mettre au débat ce qui ne l’est pas, est une attitude suicidaire vis-à-vis de notre camp, celui des employés, des ouvriers, des petits retraités, des familles en difficultées. Licenciements boursiers, petites retraites, salaires qui stagnent. Il est là le cœur, elle est là la priorité. Il faut voter la loi contre les licenciements abusifs pour stopper les plans sociaux massifs des grands groupes qui font du profit et sont les premiers à s’implanter dans les paradis fiscaux. Il faut augmenter les effectifs des fonctionnaires de terrain : à l’hôpital, à l’école, dans nos tribunaux, dans la police. Il faut investir dans nos services publics. Il faut créer les conditions de la relance économique par la croissance, par l’investissement public européen. Il faut aussi voter rapidement le mariage, l’adoption pour tous, le droit de vote pour les étrangers aux élections locales, comme le droit de mourir dans la dignité. Entre le départ de Martine Aubry et le renouvellement des cadres des fédérations, cela fait six mois que le PS est en chantier et quasiment inaudible. Il nous faut reconquérir une légitimité de parole même si le parti doit faire l’apprentissage de son rôle de parti majoritaire.

Et il faut le faire vite…

Bien sûr, notre gouvernement de gauche ne peut pas tout régler en 6 mois. Il faut du temps. Mais pas trop non plus car il y a des urgences. Vite, avant que l’ensemble de nos co-citoyens ne pensent que l’élection, que le choix des Français est trop ancien, trop lointain, que les engagements du candidats ne soient démentis par ses orientations, et qu’ainsi cette élection ne devienne obsolète. Vite pour arrêter «l’avancée de l’immobilisme néo-libéral». Six mois que les forces socialistes du progrès détiennent tous les pouvoirs. On ne peut plus attendre. L’heure est à l’application du projet. Ce projet qui a été débattu et entériné par les Français. Ils nous jugeront sur son effectivité et ce dès 2014…

Liens,Blogs

Journaux et blog :  Marianne, Mediapart, Le Monde, les Faux Moneyeurs, Alternatives Economiques, les Echos, La Tribune, Le Nouvel Economiste, le Monde Diplomatique, Causeur, Agoravox, Libération, les inrocks L’argent dette de Paul Grignon, (Bankster) Jean Claude Drouin, Attac et d’autres…

Les images ont été copiées sur google.

A. C. (je ne sais RIEN mais je copie/collé/dirai TOUT)

 

 

Commentaire :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *